Portait de l’artiste en travailleur exproprié

Au début de la semaine, l’édition strasbourgeoise de Rue89 a publié un article assez fascinant consacré à un écrivain public louant ses services dans cette ville d’une manière un peu spéciale. Il propose en effet à des étudiants d’écrire certains travaux à leur place et depuis 13 ans qu’il se consacre à cette activité, il affirme avoir rédigé 5 thèses et une trentaine de mémoires soutenus sans éveiller de soupçons. Les tarifs qu’il pratique sont d’environ 15 000 euros la thèse (pour un an et demi à deux ans de travail) et 2000 euros le mémoire.

- S.I.Lex -

Au début de la semaine, l’édition strasbourgeoise de Rue89 a publié un article assez fascinant consacré à un écrivain public louant ses services dans cette ville d’une manière un peu spéciale. Il propose en effet à des étudiants d’écrire certains travaux à leur place et depuis 13 ans qu’il se consacre à cette activité, il affirme avoir rédigé 5 thèses et une trentaine de mémoires soutenus sans éveiller de soupçons. Les tarifs qu’il pratique sont d’environ 15 000 euros la thèse (pour un an et demi à deux ans de travail) et 2000 euros le mémoire.

Je ne vais pas m’attarder sur ce que la révélation de ces agissements dit d’un certain malaise dans les universités françaises, mais plutôt me concentrer sur un point qui m’a immédiatement sauté au yeux en lisant cet article.

On voit ici en effet apparaître « à l’état brut » la valeur du travail de rédaction tarifé…

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